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Après le GHB dans les verres, depuis le début du mois d’avril ce sont des piqures sauvages qui font trembler le monde de la nuit. Grenoble, Béziers, Nantes, Bourges, Marseille, Toulouse et plusieurs autres villes françaises dénombrent plusieurs cas. Au total, une quarantaine de plaintes ont d’ores et déjà été déposées. Huit à Grenoble et dix-sept à Nantes. Du côté de Béziers, une des villes les plus touchée depuis l’apparition de ce phénomène, quinze plaintes ont été recensées. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes et sont en cours.

Les seringues contiendraient du GHB – appelée drogue du viol. Les victimes se sont toutes évanouies quelques minutes après l’injection. La drogue administrée peut provoquer plusieurs symptômes : maux de tête,  fièvre, des bouffées de chaleur, des maux de ventre ou des nausées et une perte de mémoire. Tous les témoignages recensés relatent les mêmes sensations.

 

Marseille touchée

 

Sur Instagram, les comptes Balancetonbar sont submergés de témoignages concernant ce danger. Celui destiné à la ville de Marseille a relaté il y a moins d’un mois l’un des premiers cas de piqûre dans la cité phocéenne. Une habituée de la boite de nuit, le TrolleyBus, raconte sur Instagram son cauchemar. « Je n’avais bu encore aucun verre et je ne me sentais pas bien, quelques minutes après je suis tombée sur mon amie, je ne tenais plus sur mes jambes […] Mes amis me parlaient mais je n’arrivais même pas à répondre »

 

Un risque de VIH

 

En plus d’être droguées, les victimes peuvent être porteuses du VIH après avoir été piqué. La jeune fille du TrolleyBus témoigne : « J’ai pris rendez-vous pour me faire dépister la semaine prochaine, parce que la drogue dans mon sang n’est pas le seul risque malheureusement ». Il est fortement conseillé de se faire dépister en cas de piqûre. Les médecins, prenant directement en charge les victimes, administrent un traitement préventif anti-VIH et anti-hépatique.

Crédit image : AFP